Marathon de l'ile Maurice: Dimanche 24 Juin 2012

Salut tout le monde


Au marathon international de Maurice j'ai fini environ 35 ème. Un exploit que j'espère bien rééditer à Cléder. Je vous avoue que cela n a pas été facile.
Sur ce marathon il y avait 15 africains et africaines de l'est , quelques mauriciens motivés et quelques égarés comme moi. J ai dû d'abord lutter au coude a coude sur la ligne de départ avec les Kenyans. Là çà allait encore 100 kg contre 45 kg tout mouillé. Ensuite le dernier Kenyan m' a doublé au bout de 35 mètres. J'ai senti son souffle dans mon dos et il a profité que je boive une gorgée pour me doubler. Chaque moment d'inattention dans un marathon international vous le payez cache. Mon moral en a pris un coup mais j'ai tenu bon. Je me suis battu contre le bitume, le soleil et les embruns du lagon. Je revois un Kenyan c'est bon je recolle au groupe au 27 eme km. Il était face à moi avec son visage aux traits tirés. Je lui dit dans un langage approximatif tu t'es trompé de sens et là il me dit non je suis sur le chemin du retour. Deuxième erreur j'avais reconnu le Kenyan mais pas le parcours. Reconnaitre le parcours c est fondamental sur une épreuve. Et voila toute l'histoire de ce marathon est écrite, j' étais super entrainé prêt a faire l'exploit de ma vie et il m' a suffit de 2 erreurs pour finir environ 35 eme et DERNIER de ce joli marathon en 4h30min. Tous les jours des destins basculent.

En espérant que mes conseils vous aiderons

A bientôt sur les routes bretonnes 
Yves

100Km du Désert du THAR le Général fini 13ème d'une belle aventure

Ci-dessous le récit de Gérard , de retour des Indes, où il a participé au 100km du Thar, une belle épopée culturelle, caritative et sportive qu'il a partagé avec Nicole .

 

Mélange indescriptible de modernité et de Moyen-âge avec ses cortèges de misères, sa circulation trépidante, débridée, effrénée, s’écoulant dan un flot ininterrompu et auto-contrôlé où cohabitent humains et animaux, chose impensable dans notre monde occidental, l’une des facettes du Sous-continent Indien se révèle brutalement à nous, avec ses 5OOO ans d’histoire.

 

Ejectés de l’un des aéroport les plus grands du monde et à peine terminé voilà deux ans, nous nous retrouvons les yeux arrondis de surprise entre l’Inde de Rudyard Kipling et celle du 21ème siècle, l’Inde du provisoire qui dure longtemps, l’Inde du paradoxe, des légendes, du merveilleux, de l’opulence et de la misère, d’un monde grouillant qui naît , vit et meurt dans la rue, mais d’un monde également d’une certaine Noblesse et fierté.

Quittons ce pandémonium qu’est la capitale NEW DELHI pour remonter en autobus le RAJASTHAN où temples et mausolées se succèdent…Akshardham …Humayun …Akbar et l’incontournable TAJ MAHAL…la cité de fatehpur –sikri, puis le temple des singes, JAIPUR la ville rose

 

D’Ajmer à Pushkar, samedi, footing d’acclimatation, Daniel agressé par un singe, après des soins aux urgences rejoint le groupe, retrouvons Jean Benoît JAOUEN, toujours ave le même plaisir, …

Dimanche, JODHPUR et le fort de MEHRANGARH…

Lundi arrivée au camp de base à JESALMER , porte du désert, le PAKISTAN est à moins de 120 kms

 

Veillée d’arme et nuit à la belle étoile dans le désert

 

Contact avec nos guides motorisé « RICK SHAWS » ou TOUK TOUK

Départ de la course vers 09h00 aux abords du camp de base, après un magnifique lever de soleil sur le désert

 

Place à la course…Michel et Sandrine nous lancent sur la piste, sorte de Hamada tapissée de cailloux éclatés et de sable, retrouvons les Rick shaw, puis piquons vers les dunes¸’’Laisser l’arbre à droite, se hisser sur la dune, tout droit sur le fanion jaune piqué sur un premier chameau, suivre en direction du chameau suivant, qui vous indiquera le prochain, courir sur le fait de la dune si possible, pour voir au loin et trouver un support stable, après les dunes, piste sablonneuse et incertaine, suivre la vallée en laissant un temple lointain à votre gauche, retrouvons nos accompagnateurs…GHURIA ,km 30…JAMDA, ….re dunes, fanion jaune premier chameau à gauche, chameaux 2 3 et 4…Chamelier impavide, accroupi au pied du « vaisseau du désert », il s’agit des fameux descendant des guerriers RASHPOUTES  jamais vaincus ...

 

Sortons des dune au km 43, retrouvons nos accompagnateurs, rendons le sable de nos chaussures au désert, route goudronnée et déserte jusqu'au km 5O, piste K55 , puis route Km 60, km 62 ravitaillement, mange une soupe épicée et repars…

Ce ne sera plus que de la route jusqu’à l’arrivée, la nuit nous rattrape , ainsi que Maurice CHESNAIS, vieux compagnon de route, je n’avance plus qu’à 6 kms heure, incapable d’accélérer, je me suis mal alimenté, seulement 4 bananes, je passe les 83 kms en 13heures, Maurice me remorque, il en sera ainsi jusqu’à JAISALMER , succession de montées et descente, très peu de récupération, entrons dans la ville, assaillis par des chiens furieux et menaçants, enfin l’arrivée, bien content …j’ai froid et sommeil, il est 01 h 01 du matin ce mercredi, 16H01 de course, 13ème ex aequo

 

100kms hors norme, relativement confortable grâce au RIKSHAW, couru seulement avec un bidon à la main…j’étais à l’aise dans les dunes, j’aurai dû mieux m’alimenter, généralement je termine bien, Nicole m’a accompagné dans le RIKSHAW toute la course …

 

ULTRA 92 et 100kms du désert du THAR, deux courses terminées avec le même équipier, Maurice CHESNAIS, salut Maurice et merci !

..Quelle aventure !!!!

« Demain le vent du désert aura effacé la trace de nos pas »

Vainqueur JBJ (à notre grande joie nous les TRANSGAULOIS,) seul depuis le 33ème km en 11h50’, vive ABRARACOURCIX notre chef

Je rends hommage à SANDRINE et MICHEL MARGUINOT de nous avoir entraîner dans ce voyage, à leur gentillesse, leur compétence et leur humour, à leurs amis INDIENS, à tous nos amis coureurs et accompagnateurs….

 

Et je finirai en citant JBJ

«  Les 100 kms du désert du THAR sont aussi une course solidaire car initiée par un couple de Français qui a souhaité passer rapidement les rennes de l’organisation à ses amis INDIENS …et laisser la totalité des bénéfices engendrés sur place. Démarche assez rare chez les organisateurs de courses exotiques pour être soulignée. »

Temps fort également, la course des enfants d’une école de JAISALMER, le lendemain des 100 kms

 

Gérard

 

Ci dessous de belles photos qui donnent envie de voyage!!

ROYAL RAID de l'ILE MAURICE

Le Royal Raid, couru le 14 mai à l'île Maurice par Laurent D SNAISTE de l'océan INdien.

Affiché 80, il faisait en réalité 79 km.

 

Les plus récents SNAistes ayant raté les épisodes précédents, il s'agit d'un trail assez roulant qui se court dans le sud-ouest de l'île.

Arrivée deux jours avant, airport puis taxi direct vers le lieu de retrait des dossards et ensuite re-taxi pour me rendre au camp de base, dans la banlieue de la capitale (Port-Louis), la résidence Port-Chambly, où une maison était mise à ma disposition par notre correspondant SNA local, Yves Le Mao de Penmarc'h.

 

N'ayant pas loué de voiture, le temps avant la course est consacré au repos, à des siestes. La vie à La Réunion est assez fatigante, et la sortie de l'été austral, le changement de saison ont un peu fatigué les organismes.... On n'oublie pas cependant la nutrition, avec deux restaus...

Le jour J, réveil à 2h30, PDJ et embarquement dans la limousine conduite par Mr Le Mao, qui se tiendra à ma disposition toute la journée (sa peine pour ne pas avoir pris de dossard cette année).

 

Arrivés bien dans les temps, 1h avant, départ 5h, Yves repart se coucher, il reviendra me récupérer le soir (ou la nuit) après m'avoir suivi sur Eurosport....

Bon ben voilà, on y est, il y a quand même 79km à faire, avec comme entraînements quelques footings d'une heure vingt et une certaine fatigue générale, non habituelle....

 

Le début du parcours se fait dans des réserves de chasse (Yémen), sur un parcours up and down (faut être bilingue ou trilingue à Mauritius). Je vais tranquille en footing et un peu en marche, 2h36' pour 21 km, ça va.... Il ne fait pas chaud du tout, alors que les années précédentes on rôtissait dans la savane.

 

Le jour est maintenant bien levé, nous sommes assez haut, avec une belle vue sur la côte. Sortie de Yémen et parcours de liaison vers le Parc Naturel des Gorges de la Rivière Noire, où les grimpettes seront un peu plus affirmées. J'adopte un rythme de rando rapide pour éviter de me faire du mal et d'avoir à finir déchiré..... Du coup, c'est pas mal, de prendre son temps.... photos, discussions (pb 227 coureurs inscrits seulement, à comparer aux 2500 sur la Diagonale des Fous).

 

Première grimpette nickel, j'arrive sur le plateau de Jet Ranch, il fait beau et chaud. Gros ravito et auto-massage et je repars pour une grosse portion plate et une grosse descente, avant d'arriver au km 58.8, pied du Parakeet, leur montagne là bas, Parakeet où j'avais pris un coup de chaud l'an dernier.

 

L'avantage d'être lent dans le cas présent, c'est que j'arrive plus tard dans ce mur, le jour décline et je monte régulier avec 2-3 créoles mauriciens. Ceux-ci ont mangé je ne sais quoi et vomissent leurs tripes et boyaux de temps à autre. Je finis par les lâcher et parvient à l'antenne de Parakeet tranquilou.

 

Bon, d'accord Bruno, je suis au km 65 après 12h30, alors que l'an dernier j'avais franchi la ligne d'arrivée.... Pas de pb, autre temps, autre forme physique. Je pars pour une descente d'environ 15 bornes, assez raide au début, sur du béton, ensuite la nuit tombe alors que le chemin s'enfonce dans la forêt. Put... c'est long, vivement les champs de canne à sucre....

Oué oué, les voilà, cool, j'entends gronder l'océan indien.... Pb je rate un balisage et suit un chemin parallèle (du moins je l'espère). Navigation à vue, je retrouve le parcours avec soulagement. Arrivée assez discrète dans le parc de l'hôtel Tamassa, après 14h52' de "course".

 

Appel du chauffeur, il est un peu en retard, ce qui me permet de manger un peu et de boire une Blue Marlin.

Les jours suivants, cannes un peu raides (eh oui, tjs ce défaut de training), avec coach Yves on a continué les restaus, j'ai sorti son kayak de la lagune et je suis rentré au péi (en avion, pas en kayak...).

 

Bref, j'ai fait 79 km, assez lentement, mais bon, c'est tjs ça que Bruno n'aura pas !!!!!

 

Bon WE à tous,

Laurent du 974

 

PJ: un tas de photos !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!